Vous êtes ici

Milieux naturels du Marais de Rochefort

 

Prairies de marais

 

Les prairies de marais représentent la principale composante du paysage du marais de Rochefort.

Ses prairies sont caractérisées par :

  • une salinité résiduelle du sol,
  • de nombreux faciès liés aux variations topographiques (baisses, jas, bossis),
  • un climat particulier aux marais arrière-littoraux centre-atlantique (déficit hydrique en été).

Du fait de ces caractéristiques, les prairies du marais de Rochefort sont particulièrement remarquables de par la diversité végétale présente avec notamment, des espèces rares et menacées telles que la Renoncule à feuilles d’ophioglosse et l’Iris maritime, et de par les fonctions qu’elles assurent pour la faune : reproduction, alimentation, repos, déplacements…

Parmi les fonctions assurées pour la faune, la reproduction de la Guifette noire est l’une des plus emblématiques du marais de Rochefort.

 

Qu'est-ce qu'une baisse?


Lorsque le marais n’était encore qu’une immense vasière littorale, la marée haute en se retirant a creusé des chenaux d’écoulement. Ces chenaux naturels de marée se retrouvent encore actuellement sur les prairies naturelles de marais où ils forment des dépressions sinueuses que l’on appelle les baisses.


Qu’est-ce qu’un jas?


Dans les premiers temps de la conquête par l’Homme des vasières littorale, une partie des terrains gagnés était convertie en salines. Avec la disparition de la saliculture, ces salines se sont transformées en prairies de pâturage mais avec le relief caractéristique des salines en bossis et jas. Les jas encore présents sur les prairies d’aujourd’hui correspondent aux anciens bassins de décantation de l’eau salée.

 

 

 

 

Canaux et fossés

 

Ces milieux sont représentés par l’ensemble du réseau hydraulique primaire, secondaire et tertiaire ainsi que les plans d’eau comme par exemple, les mares de tonnes.

Ils présentent une bonne richesse en éléments nutritifs et sont caractérisés par un ensemble de plantes aquatiques enracinées ou non au fond des canaux et fossés (la Potamot pectiné, la Petite lentille d’eau, la Grenouillette…).

Ces milieux assurent le bon fonctionnement de la zone humide et constituent des zones importantes de reproduction, de déplacement et d’alimentation de nombreuses espèces d’amphibiens, de poissons, d’insectes, d’oiseaux ou encore de mammifères comme la Loutre et le Vison d’Europe.

 


Outre son rôle écologique, ce réseau permet d’abreuver le bétail et de délimiter les parcelles de marais entre elles.

 

Mégaphorbiaies et Roselières

 

Les Mégaphorbiaies comme les roselières se présentent sous 2 formes sur le site :

  • Linéairement le long des canaux et fossés,
  • Ponctuellement en lisière des boisements pour les mégaphorbiaies et au sein des prairies de marais pour les roselières.

 

Les Mégaphorbiaies :

 

Les Mégaphorbiaies sont des praires fleuries à très hautes herbes (autres que les graminées et les roseaux), parmi elles : l’Epilobe hirsute, l’Eupatoire chanvrine, le Pigamon jaune, la Gesse des marais, l’Euphorbe des marais, la Guimauve officinale…


De par la présence de nombreuses plantes particulièrement mellifères, les mégaphorbiaies constituent un milieu privilégié pour l’alimentation et la reproduction des insectes et notamment du Cuivré des marais.

 

Les Roselières :

 

Bien que le plus souvent dominé par le roseau commun, le terme de roselière peut également recouvrir des formations à Carex (cariçaies) ou à Scirpes (Scirpaie).

Les roselières constituent quant à elles un milieu favorable à la reproduction des Busards des roseaux et de nombreux passereaux spécialisés à ce type de milieu, « les passereaux paludicoles », mais aussi à l’hivernage d’espèces particulièrement menacées comme le Butor étoilé.

Le long des canaux et fossés ces formations végétales même de petite taille, assurent le maintien des berges, contribuent à l’épuration des eaux, facilitent le déplacement et servent d’abris pour de nombreuses espèces.

 

Boisements humides

 

Les Boisements humides regroupent sur le site les « terrées », les « levées boisées » et les alignements d’arbres du marais bocager.

Les boisements humides du marais de Rochefort sont qualifiés d’humides car ils sont souvent inondés en hiver, ce qui explique la dominance d’essences d’arbres telles que les frênes, les ormes et les saules.

Les boisements, ont à travers les siècles, constitués une source importante d’approvisionnement en bois pour, par exemple, la construction, la vannerie et le bois de chauffage.

D’un point de vue biologique, des inventaires menés dans le cadre d’un programme Life ont permis de recenser :

  • 14 espèces d’arbres
  • 17 espèces d’arbustes
  • 12 espèces de lianes
  • 235 espèces de plantes herbacées, dont plusieurs particulièrement rares et menacées comme la Grande Douve et l’Euphorbe des marais.
  • 110 espèces de vertébrés parmi lesquelles pas moins de 13 espèces de Chiroptères
  • notamment une espèce prestigieuse d’invertébrés, le Vertigo de Desmoulins, un petit escargot menacé au plan européen.

D’un point de vu écosystémique, ces habitats remplissent de nombreuses fonctions et assurent une complémentarité avec les prairies de marais.

En effet, les boisements humides permettent le stockage et l’épuration de l’eau, constituent de véritables corridors et zones de refuge pour nombre d’espèces rares et menacées comme la Rosalie des Alpes, la Loutre d’Europe, le Vison d’Europe, la Rainette arboricole, le Héron pourpré, le Faucon hobereau et divers Chiroptères dont le Murin de Bechstein ou la Barbastelle.


Les terrées

 

Les terrées sont des levées de terre formées par les dépôts du creusement de fossés qui les bordent et sur lesquelles des alignements de frênes sont traditionnellement exploités en têtards.

Au cours du 19ème siècle, c’est l’usage en bois de chauffage qui s’est imposé avec le développement des terrées.


Levées boisées

 

Les levées boisées sont des digues végétalisées présentant notamment des alignements d’arbres têtards, pour l’essentiel des frênes.

Elles représentent les limites des endiguements successifs réalisés par l’Homme pour gagner progressivement des terres sur la mer. Ces digues réalisées sur les vasières et les prés salés ce sont progressivement végétalisées et avec le temps (plusieurs décennies voire siècles) des arbres s’y sont installés.

Sur le plan écologique, ces levées boisées constituent des corridors de déplacement pour de nombreuses espèces (Loutre et Vison d’Europe, chiroptères).

Les arbres têtards jouent également un rôle important pour la Rosalie des Alpes et pour des espèces qui nichent dans les trous d’arbres, comme la Huppe fasciée, ou qui gîtent sous l’écorce comme le Murin de Bechstein. Certains de ces arbres accueillent également des nids de Cigogne blanche.

 

Les haies

 

Les haies boisées de bordures de fossés sont également considérées comme des boisements humides, car elles sont souvent composées de frênes têtards et de saules en particulier dans les secteurs de marais bocager et de « marais mouillé ».

Retrouvez une plaquette de présentation de ces boisements humides en téléchargement sur le site internet du programme Life marais de Rochefort à l'adresse suivante: www.maraisderochefort.lpo.fr

ou cliquez sur l'image


 

Pelouses calcaires

 

Les pelouses rases sur sol calcaire sont des milieux très localisés et ponctuels au sein des Marais de Rochefort. Elles ont cependant un intérêt floristique indéniable.

En effet, ces pelouses sont généralement riches en espèces végétales d’origine méridionales. Celles du marais de Rochefort n’échappent pas à la règle, 6 espèces végétales rares et menacées y ont été recensées. Parmi elles, la Trigonnelle de Montpellier, espèce méditerranéenne en limite nord de répartition.

 

Vasières et prés salés

 

 

Les vasières

découvertes par la marée sont représentées sur le site des marais de Rochefort par la Baie d’Yves.

 

Ces vasières sont des milieux très riches en faune benthique et phytoplancton, qui constituent les deux chaînons de base du réseau alimentaire des écosystèmes marin et littoral. Cette richesse explique notamment l’afflux de limicoles en périodes de migration et l’exploitation de la baie pour la conchyliculture.

 

Les prés salés

sont ici mentionnés à titre indicatif, étant donné qu’ils sont uniquement présents sous forme de tâches ponctuelles sur le haut de l’estran et en arrière des digues.

 

 

Dunes et hauts de plage

 

En arrière des vasières le site présente des dunes et des micro-falaises littorales avec pour emblème la présence d’une espèce végétale endémique aux dunes françaises atlantiques : le Cynoglosse des dunes.

Pour en savoir plus sur les laisses de mer, téléchargez la plaquette.

plaquette laisses de mer

 

Lagunes

 

Les lagunes sont des étendues d’eau salée peu profondes séparées de la mer par un cordon de sables ou de galets. Parmi les milieux présents sur le site des marais de Rochefort, on compte notamment des lagunes, situées sur la Réserve naturelle du marais d’Yves.

Siège d’une forte production biologique, ces lagunes constituent une zone d’alimentation importante pour les oiseaux et les poissons ainsi qu’une zone de reposoir de marée haute pour les oiseaux d’eau.

 

Réalisation : Equipe Natura 2000 LPO